En bref :
- La bouillie bordelaise est un fongicide traditionnel essentiel pour lutter contre le mildiou et d’autres maladies fongiques dans le potager et le verger.
- Le tableau de dosage permet d’ajuster précisément la concentration de bouillie en fonction des plantes, évitant ainsi brûlures foliaires et pollution des sols.
- Une préparation minutieuse, associée à des précautions de sécurité, garantit une application efficace et respectueuse de l’environnement.
- Une utilisation raisonnée du cuivre et des bonnes pratiques culturales complètent la protection pour préserver la biodiversité et la fertilité du sol.
- Le tableau de dosage sert de guide clé dans la lutte contre les maladies fongiques, en assurant à la fois performance et durabilité.
Tableau de dosage de la bouillie bordelaise : ajuster la concentration selon chaque culture
La bouillie bordelaise, mélange classique de sulfate de cuivre et de chaux, s’impose comme un rempart contre diverses maladies fongiques, notamment le mildiou, la tavelure ou la cloque du pêcher. En 2026, maîtriser son usage via un tableau de dosage précis est devenu indispensable pour optimiser l’efficacité du traitement tout en limitant l’impact environnemental.
Ce tableau indique les doses recommandées en grammes de produit commercial par litre d’eau, variant selon le type de plantes et la période d’application. Par exemple, pour la tomate, un dosage de 8 à 10 g/l d’eau est conseillé en début de saison, avec 3 à 4 applications annuelles permettant une protection optimale contre le mildiou sans surcharger le sol en cuivre.

Exemple de dosage pour 10 cultures courantes
| Culture | Dosage (g/L) | Période d’application | Nombre max. d’applications/an | Conseils spécifiques |
|---|---|---|---|---|
| Tomate | 8 à 10 | Début de saison, puis après pluie | 3 à 4 | Traiter dès les premiers signes |
| Pomme/Poire | 15 à 20 | Débourrement, préfloraison | 2 à 3 | Stopper avant floraison |
| Vigne | 12 à 20 | Débourrement, préfloraison | 6 | Respecter doses légales |
| Pêcher | 15 à 20 | Fin d’hiver, début printemps | 2 à 3 | Contre la cloque |
| Rosier | 10 à 15 | Départ de végétation | 3 | Éviter les jeunes feuilles |
| Pomme de terre | 8 à 12 | À l’apparition des premiers signes de mildiou | 3 à 5 | Appliquer après fortes pluies |
| Courgette/Concombre | 6 à 10 | Début culture, après pluie | 2 à 4 | Préférer la pulvérisation matin |
| Haricot | 8 à 10 | Préfloraison | 1 à 2 | En cas d’humidité |
| Salades/Laitues | 6 à 8 | Après pluie ou forte humidité | 2 | Éviter en période de forte chaleur |
| Fraisier | 8 à 10 | Avant floraison, après pluie | 2 à 3 | Arrêter avant pleine floraison |
Guide de préparation et application pour un usage sécurisé
Le tableau de dosage représente l’outil fondamental au moment de préparer la bouillie bordelaise. Il est crucial de respecter la séquence de mélange : dissoudre d’abord le sulfate de cuivre dans l’eau, puis incorporer la chaux afin d’éviter la formation de grumeaux et d’obtenir une concentration homogène.
La sécurité lors de la manipulation est primordiale. Le port de gants et de lunettes protège des risques d’irritation liés au cuivre, un métal lourd à manipuler avec précaution. De plus, la préparation doit toujours se faire dans un récipient propre pour garantir la bonne qualité du traitement. Pour améliorer l’adhérence de la bouillie sur le feuillage, une petite dose de savon noir peut être ajoutée sans altérer la concentration en cuivre.
Conseils pratiques pour l’application efficace
- Pulvériser tôt le matin ou en fin d’après-midi pour limiter l’évaporation et l’impact du vent.
- Viser un mouillage uniforme des feuilles, sans ruissellement excessif.
- Ajuster le volume d’eau selon la densité du feuillage : plus abondant sur les arbres fruitiers adultes.
- Éviter les applications en période de forte chaleur ou de floraison pour préserver les pollinisateurs.
Adapter le dosage en fonction des conditions et des cultures
Le dosage optimal dépend non seulement de la plante mais aussi des caractéristiques du sol et des conditions météorologiques. Un sol argileux retient plus le cuivre, ce qui incite à réduire légèrement la dose pour limiter son accumulation, alors qu’un sol léger permet plus de tolérance.
Après une pluie importante, le traitement peut nécessiter d’être renouvelé, mais il faut éviter les applications systématiques pour ne pas saturer la terre en cuivre. La fréquence idéale varie entre 10 et 15 jours suivant la pression des maladies et les conditions climatiques.
Des techniques complémentaires, telles que la rotation des cultures, la taille pour favoriser la circulation de l’air et l’emploi de variétés résistantes, permettent de réduire la dépendance à la bouillie bordelaise. Ainsi, ce tableau devient le pilier d’une gestion durable et raisonnée.
Liste des bonnes pratiques pour limiter l’impact environnemental du cuivre
- Respecter strictement les doses indiquées dans le tableau de dosage.
- Espacer les traitements pour éviter l’accumulation dans le sol.
- Observer régulièrement l’état des plantes pour n’appliquer le traitement qu’en cas de besoin.
- Utiliser des méthodes alternatives comme les purins ou décoctions pour réduire la fréquence.
- Nettoyer soigneusement le matériel de pulvérisation après usage pour éviter la corrosion.
La maîtrise du dosage permet ainsi d’assurer une protection efficace tout en conservant l’équilibre du jardin. Pour approfondir le sujet des dosages et de la gestion précise des matériaux de construction en lien avec les travaux, n’hésitez pas à consulter des ressources spécialisées comme le dosage idéal pour une chape de 2 cm ou encore le séchage d’une dalle béton de 20 cm.

